ON PEUT Y ARRIVER

4ans de vie commune et un petit bout de choux de 6mois. La situation était devenu insupportable pesante étouffante, pourquoi? Bonne question… J’avais pris 45 Kg depuis ma grossesse (pratiquement le double de mon poids initiale et d’aujourd’hui). J’ai été élevée par une mère daltonienne et féministe qui s’est mise à me faire pas mal d’injonction paradoxal à l’adolescence vu que j’étais « un bébé médicaments » : devient adulte bouge-toi/la vie est dangereuse reste avec moi en gros… Loin de ce calibre de personnalités toxiques heureusement mais qui a réussi tout de même à me semer le trouble dans mon esprit déjà fragile avec un père absent.
Heureusement elle m’a appris que la femme était libre et l’importance de la parole.

Un jour ne voyant plus d’issue à cette situation de couple j’ai tenté le tout pour le tout.
Face à son refus catégorique que l’on se fasse aidé j’ai prétexté la radio des neuf mois de notre fille pour rencontrer un médiateur familiale. Qu’ai-je fais! Nous avons tout de même tenté séance. Il a été très calmement infect avec le médiateur qui a fini par nous mettre à la porte??? Je l’ai supplié de nous garder, il répondait que l’on ne peut pas forcer quelqu’un à faire ce travail. Mon conjoint, sur le retour me parle de la garde de notre fille et à la maison fait ses valises et part. J’étais terrorisé mon pire cauchemar était en train de se reproduire j’allais être à mon tour une mère célibataire je ne voulais pas que l’on se sépare.
Puis il est parti.

Je ne me suis jamais sentie triste, coupable, désemparée, mais en même temps tellement bien dans mon appartement.
Je pouvais regarder mon programme télé, utiliser mon ordinateur, donner le sein à mon bébé sans que l’on me demande ce que j’ai mangé, lui donné du lait reconstitué sans que l’on prône l’importance du lait maternel, la changé sans avoir à redouter ses pleures (qu’est-ce que tu lui fais)…. J’étais triste mais l’atmosphère est devenu tellement légère j’étais sur un nuage de liberté!

Il a voulu revenir le lendemain et je le voulais aussi, mais je lui ai demandé que l’on prenne le temps (je n’avais pas fini de profiter de ce délicieux quotidien).
Il est devenu fou de contenance, il en tremblait, et a fini par frapper le sol d’un grand coup de poing avec une force impressionnante, le sol de cet appartement était en béton avec juste une fine moquette pour revêtement…. J’ai eu peur et j’ai proposé par compassion de l’accompagner chez un copain comme il ne voulait pas aller à l’hôpital. J’étais pressé de retrouver cette atmosphère légère qui me permettait de respirer mais de réfléchir surtout!
Là, il me dit qu’il a fait une main courante pour dire qu’il avait était expulsé du domicile familiale et qu’il reviendrait demain pour prendre sa fille. Je n’ai pas trop compris, j’ai dit oui, j’étais trop pressé de le déposer.
Le lendemain effectivement il vient chercher sa fille, un bébé de 6 mois, mais pour l’emmener ou? « Je n’ai pas de compte à te rendre ». Mais tu la ramène quand? « Je n’ai pas de compte à te rendre ». Mais tu ne peux pas faire ça? « J’ai autant de droit que toi, elle à toi comme à moi ».
Là je panique, j’appelle la police leur dit qu’il veut emmener notre bébé « vous devez le laissez faire c’est son père » en m’entendant devenir hystérique ils sont venus et ont joué sur l’heure tardive pour faire partir mon ex-conjoint qui connaissait bien ses droits.
Les menaces commencent sans témoins bien-sûr : « de toute façons si je veux je peux l’emmener en Algérie (son pays d’origine) trouver une autre maman et elle ne saura jamais que tu as existé », l’horreur pour une mère et ce n’est qu’un exemple…

Je prends conscience ce soir-là que je n’ai pas un mais dix trains de retard.

Je prends un jour de congé dès l’ouverture je me rends à la préfecture, au parquet de protection des mineurs on me renvoie aux interdictions de sortie de territoire, au service des interdictions de sortie de territoire on me demande mon jugement. Je vais au tribunal d’instance je rencontre un juge aux affaires familiale qui me dit de porter plainte directement au bureau du procureur à côté, pour quel motif? Menaces d’enlèvement d’enfant, harcèlement, tout ce que vous pourrez dire « voir plus » si vous voulez avoir une chance.
Un juge me dit ça? Je ne réfléchis pas je fonce.
Au tribunal de grande instance il y a une permanence de conseil par des avocats j’y vais, spécialité droit de la famille. L’avocate que je rencontre est extraordinaire, elle n’a pas le droit mais elle prend mon affaire, lance une demande de référé (jugement en urgence) dans les deux ou trois jours suivant.
Elle me demande aussi de faire une main courante pour qu’il a quitté le domicile conjugale en faisant ses valises.
Je découvre un autre monde un autre vocabulaire et commence à reconstituer le puzzle : en sortant de la médiation pour sauver notre couple il me parlait de la garde, en revenant à la maison pour ce que je pensais une réconciliation il me parle de sa main courante… Il avait donc de son côté déjà réfléchi à tout ça et s’était bien renseigné…
Il avait tout prévu? Pourquoi? La façon dont je voulais que l’on reste ensemble avec un dialogue ne lui convenait pas? Il n’a jamais vraiment réussi à éteindre toute force de vie en moi pendant le couple et il élaboré cette stratégie?
Ce sont les questions que je me pose aujourd’hui car à l’époque je me demandais surtout ce que j’avais fait pour le pousser à faire ça….

J’ai obtenu le référé en moins de trois mois pendant ce temps je me cachais chez moi avec une amie qui m’aidait pour Mélissa (ma fille) afin que je puisse travailler car il avait essayé de la prendre à la crèche qui est obligé de lui donner sans jugement. Heureusement je travaillais à 5min et ils ont gagné du temps en prétextant de changer sa couche…
Pendant ce temps les insultes et les menaces volent, mon interphone et mon téléphonent ne cessent de sonner. Je me cache effrayée et je découvre un nouveau visage, une personne que je ne connaissais pas.

Le jugement en référé pose un cadre le 9 février 2007, Mélissa à 10 mois, j’ai la garde et un droit de visite classique pour le père, avec une interdiction de sortie de territoire.
Un jugement malgré tout très douloureux car même si j’ai obtenu ce que je voulais j’ai été décrite comme une mère négligente qui sort en laissant son bébé seule à la maison, qui boit et qui se drogue, il apporte des photos de moi à l’adolescence (il était parti avec mon disque dur). J’ai dû faire des analyses pour prouver le contraire.
Aucune de ses pièces étaient recevables, merci mon avocate, mais moi j’ai bien reçu l’humiliation!
« Ce cadre » m’a sauvé moi et ma fille mais ne l’a bien-sûr pas arrêté, au contraire plus les années passent plus il enrage, nous sommes passés 8 fois devant le JAF sa stratégie : « obtenir la garde pour sauver sa fille d’une mère maltraitante ».
Depuis les 7 ans de Mélissa sa stratégie devient une garde alternée pour le bien être de Mélissa « qui le demande ». On a eu une enquête sociale qui reflète subtilement la réalité, on ne peut instaurer ce type de garde dans un conflit pareil de toute façon.

Ma plainte pour harcèlement fut classées sans suite car il a arrêté tout ce qui était téléphonique ce qui était juste pris en compte à l’époque mais à continuer le reste, menaces, injures, accusations de maltraitance sur ma fille… Je l’ai enregistré.
Plusieurs fois il s’est amusé à ne pas se présenter pour son droit de visite afin de porter plainte pour non présentation d’enfant. A chaque fois ce fut classé sans suite car présence témoins pour moi au début, puis des recherches téléphoniques du commissariat et aucuns appels de sa part pour avertir de sa présence.
J’ai été confronté à la situation ou les rôles étaient inversés le commissariat m’accusait de ne pas le laisser jouer son rôle de père il était complètement partie pris pour lui car il me disait hystérique et vu mon état à l’époque et mes difficultés à garder mon calme cela lui donnait raison. On m’a même demandé de le laisser tranquille ou encore qu’il fallait assumer. Cela me donnait envie de hurler. C’est au bout de trois ou quatre an, qu’ils ont commencé à ouvrir les yeux.

Lorsque la loi du 9 juillet 2010 est passée j’ai constitué un dossier de plus de 50 pages avec les plaintes, mes mains courantes, ses mains courantes obtenues dans les conclusions de son avocat (bon à savoir), la preuve de la multitude des passages devant le JAF. J’ai déposé le dossier directement sur le bureau de l’assistante du procureur, je connaissais le chemin… Pour la petite anecdote la secrétaire du tribunal m’a demandé un jour en me voyant passé pour la énième fois avec mes dossiers qu’elle avocate j’étais.
Cette plainte n’a pas aboutie pour le moment, mais comme le commissariat connait l’histoire depuis le début, vu les antécédents, et mes enregistrements (dont ils ne peuvent pas se servir mais qu’ils ont entendu!), elle reste ouverte en cours d’instruction au cas où, ce qui me protège beaucoup même si cela ne l’arrête pas.
Il est ingénieux pour trouver d’autre moyen de contourner mes barrières et réussir à m’atteindre. Surtout à travers notre fille Mélissa, mais elle est suivi aujourd’hui, moi aussi de mon côté, et dès le début j’ai fait un gros travail sur moi et la parentalité dans une association.

Nous sommes en 2014 cela fait 12 ans, 8 depuis la naissance de Mélissa, et cela ne s’arrêteras jamais il faut le savoir.
Ce n’est pas facile tous les jours mais aujourd’hui « je vie ».
Je me suis démenée au début par instinct de survie et instinct maternelle car à aucun moment je ne comprenais vraiment ce qu’il se passait. J’ai mis 4 ans à comprendre que cela ne venait pas de moi et à accepter l’existence de ce genre de personnalité. Notamment grâce à des sites comme celui-ci. Plusieurs fois j’ai eu peur de sombrer dans la folie, ne plus savoir où est la réalité, et si la sienne était la vrai? Je suis peut-être vraiment nocive pour ma fille? Il a raison je dois être folle?….
Car accepter qu’une personne puisse n’avoir aucune conscience, c’était comme si l’on me demandait de croire aux démons, du surnaturelle!
Mais SI cela existe et il faut le savoir, puis malgré les blessures s’en faire une certitude. Ce qui est difficile car quand on sort d’une relation comme ça il n’y a plus aucunes certitudes que ce soit pour soi-même ou dans le monde qui nous entoure. Et parfois plus rien n’a de sens mais il faut s’accrocher. Les gens ont du mal à comprendre cette problématique et cette forme de violences. On m’a souvent demandé pourquoi je me plaignais je n’avais pas été frappée. Mais il y a des bleus qui ne se voit pas et qui font tout aussi mal. J’ai même rêvé recevoir un coup de poing en pleine figure pour être enfin reconnue!

Aujourd’hui je peux dire que grâce à lui j’ai fait un gros travail sur moi. Il a joué sur toutes mes faiblesses sans exceptions et mes peurs les plus profondes ce qui m’a obligé à les affronter. J’ai appris à me connaître à me comprendre et à exister.
Depuis je m’intéresse à la psychologie, à tout les moyens d’expressions artistiques qui aide à dire ce que l’on ne peut pas dire (j’ai choisi le dessin) à la philosophie, au droit, …

Je ne suis pas complètement guérie certains jours je repars dans la confusion ou je ne comprends plus mais ce n’est rien à côté des moments d’angoisse que j’ai pu traverser.
Je dois toujours rester sur le qui-vive ce qui peut être nerveusement usant sur le long terme.
Mais c’est ça dont il faut avoir consciences, c’est un combat de nerfs sur le long terme.
Plus je lui montre qu’il n’a plus de prise sur moi plus il devient fou et plus il fait des « erreurs » (m’insulter devant témoins, faire de fausses plaintes) qui me servent et me sécurisent juridiquement.
Plus le temps passe plus je repousse mes limites et j’évolue alors que lui ne fais que s’enfoncer dans sa rage.
Pour tenir j’ai développé d’autre ressource, j’ai appris à gérer le stress, à être forte, à me faire du bien, à aborder les choses sous leur aspect positif, j’ai développé une vrais personnalité éveillée. Je m’intéresse à pleins de choses, j’ai eu mon DEAVS en cours du soir et je vais reprendre mes études, en droit bien-sûr ;-) .

A côté de la loque qui était en couple avec lui à l’époque, même si c’est très dur je ne dis pas le contraire, cela prend énergie folle de lui faire face et j’utilise cette énergie tous les jours pour ME comprendre en arrêtant de LE comprendre.

Ma fille est merveilleuse aujourd’hui, en bonne santé, épanouie, mais prise entre deux, sous une pression énorme de son père qu’elle arrive à retourner contre lui. « Tu veux que je dise ça au juge et bien fait ça pour moi » C’est le manipulateur manipulé… Cela reste très lourd pour elle quand même elle n’a que 8 ans, elle comprend déjà beaucoup de choses et prend sur elle trop de choses à mon goût. Mais elle à tous les signes d’une enfant qui va très bien elle a un cœur énorme, elle est généreuse et se remet en question! Ouf… (C’est LE signe qui me dit qu’elle n’est pas comme son père)
J’ai encore besoin d’aide et de renseignement pour l’accompagner, car si moi je m’en sort pour rapatriement elle, elle est toujours sur le front. On ne voit pas beaucoup de témoignages d’enfants ayant vécu cette expérience, on ne parle des pervers narcissiques que depuis quelques années, alors je ne sais pas trop comment l’aider.
Je sais juste que je dois lui faire confiance, et elle me le prouve tous les jours, mais j’aimerais tellement pouvoir lui donner des outils pour lui rendre les choses faciles, je ne sais pas…. (Si quelqu’un à des idées n’hésitez pas)

Par mon témoignage j’espère surtout donner un peu de courage à des personnes dans mon cas. Quand je dis que cela ne s’arrêtera jamais c’est vrais mais ce n’est pas fataliste on peut y arriver. On peut vivre avec, et même très bien. Il ne faut pas abandonner j’ai fait une TS donc je sais que cela peut être très dur, comme si quelqu’un était entré dans votre tête et prenait votre cerveaux pour un chewingum. Mais il faut se faire aider, ne jamais cesser de chercher à avancer et surtout ne pas se laisser envahir par cette peur qu’il nous introduit afin d’éteindre en nous tout espoir. Cela n’accroche pas avec un psy, en essayer un autre, rencontrer des associations… Même si personne n’a la solution miracle il faut tout essayer pour vous aider à trouver en vous les solutions et les ressources qui vous sont propre.
ON PEUT Y ARRIVER

Je précise que je parle au masculin dans mon cas mais je sais et j’ai vu pour avoir fait certaine rencontre que cela s’applique parfaitement au féminin.

Merci de m’avoir lu, l’écrire m’a fait beaucoup de bien.

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VICTIME D’UNE MANIPULATRICE PERVERS NARCISSIQUE

Je venais par cet écrit relaté un témoignage de ce qu’a été ma vie pendant quatre ans auprès d’un personnage que je ne comprenais pas du tout au début, de part ses agissements souvent inexpliqués sur ma personne.

C’était un jour ensoleillé, le xxx, je venais de vivre une séparation très difficile avec une femme que je croyais juste et honnête, moment critique de faiblesse morale, où petit à petit, nous arrivons malgré tout à nous reconstruire, la force qui me nourrissait était encrée autour de moi dans mon entourage proche et lointain, qui malgré tout me comprenait et me soutenait.

J’avais depuis quelques semaines par le hasard, fréquenté sur les réseaux sociaux, une personne que je trouvais simple et séduisante, dont je connaissais l’existence, puisqu’elle travaillait dans le même lieu que moi, j’avais vaguement eu des échos et comme à chaque fois, faisant preuve de charité chrétienne, toujours très avenant et peu méfiant, j’ai voulu la rencontrer en dehors de ce monde virtuel, où chacun peut se construire un personnage réel ou fictif selon son inspiration.
En ce jour ensoleillé de printemps, pour la première fois, j’allais la rencontrer, je me sentais envahi par l’émotion et l’angoisse à l’idée que je ne lui plaise pas.
Ca y est, je la vois arriver au loin dans sa petite voiture mauve, un petit bonjour bien amical, traditionnel, rendez-vous dans un lieu du var assez pittoresque et un peu sauvage, penché sur une colline.
Nous nous promenons là, l’un à côté de l’autre, cherchant à engager un sujet de conversation quoique plus classique, la pluie et le beau temps, promenant sans destination précise, discussion qui nous mène peu à peu vers ce pourquoi nous étions là, un petit café en terrasse, rien de bien extraordinaire mais bon, nous étions là, tous les deux, à côté l’un de l’autre.

Notre rendez-vous fut interrompu par un coup de fil de sa sœur, lui annonçant une très mauvaise nouvelle, elle venait d’apprendre que son grand-père venait de décéder, un être très cher à son cœur m’avait-elle dit à cet instant, cela mis fin à notre premier rendez-vous.
Nous voilà repartis chacun de notre côté, elle, vers son village, afin de s’organiser pour prendre le train qui la mènera à destination de sa famille, et moi me dirigeant vers mon petit village , songeant sur le trajet, à ce que j’avais ressenti et l’impression qu’elle m’avait donné, de ce qu’elle me racontait d’elle et de sa vie passé, pas très joyeuse, d’après ce que j’avais compris, une vie pitoyable et non méritée selon elle, des hommes sans cœur, parfois physiquement violent, elle était incomprise.
Quoiqu’il en soit, pour moi, physiquement, elle était banale, comme toute femme que l’on pourrait croiser au hasard dans la rue, sans se retourner, mais bon je ne recherchais pas non plus la femme exceptionnelle, seulement la femme avec qui je pourrais vivre heureux, sans avoir la crainte, qu’elle n’était là que pour une seule chose, matérialiste et profiter de mon statut social, sans que n’existe le moindre amour.

Journée écoulée, je lui envoyais tout de même un SMS de courage, sans vouloir non plus la molester dans sa peine et son deuil, je ne m’étais même pas fait l’idée que je la reverrais.
Puis les jours s’écoulant, je repris contact avec elle, un rendez-vous, non loin de chez elle, après le boulot, afin de boire un verre, car notre premier rendez-vous fut interrompu par une triste nouvelle, nous discutions de tout et de rien, citant notre passé vécu, nos souffrances, ce que nous aimerions vivre et surtout ne plus revivre…et voila qu’elle m’invite à prendre un verre chez elle, je me suis dit pourquoi pas et voila que tout à coup seuls, l’un contre l’autre, la situation dérape, et tout comme deux adolescents, nous nous embrassons sans fin, revivre ces quelques moments de bonheur, simples mais essentiels à la vie…ce fut notre première nuit d’amoureux.
Puis avec prudence, mettant un frein à mon engouement de vouloir aller plus loin, je calme mon ardeur, mais elle aussi de son côté me fait ressentir cette envie que notre histoire ne peut se terminer ainsi, nous voulions aller plus loin…
Plus les jours passaient et plus j’en tombais amoureux, j’en étais convaincu qu’elle détenait toutes les qualités que je recherchais chez une femme…la féminité, la tendresse, la gentillesse, l’affectuosité…je ne sais pas si cela correspondait au mécanisme de cristallisation, mais je ne voyais en elle que des qualités et je voyais même l’avenir avec elle jusqu’à notre mort….je fus persuadé que c’était la Femme de ma vie, celle que j’avais toujours recherché depuis des années, tel une fille qui rêve de son prince charmant, là, j’avais rencontré ma princesse.
Les jours s’écoulant, réflexions et projets d’avenir, je me suis dit qu’il fallait que je la demande pour femme, car si je laissais passer cette occasion, je m’en mordrais les doigts et je le regretterais toute ma vie….philosophie « CARPE DIEM ».
Voila qu’après six mois, je fis ma demande en mariage lors de la soirée de son anniversaire, je m’étais dit que c’était la meilleure occasion, la remise de la bague qui engageait la promesse de notre union.

Je vivais de nouveau l’amour comme cet adolescent avec des papillons dans le ventre à chaque fois que j’étais à ses côtés, j’étais de nouveau un homme heureux et épanouis.
Nous vivions tous les deux dans un réel bonheur, ça y est, j’étais convaincu et séduit par tant de qualités, que je ne pensais jamais pouvoir retrouver dans la vie réelle.
Puis au fil des jours, je languissais pouvoir la revoir afin de partager chaque seconde de pur bonheur.
Nous nous décidons enfin, de vivre non plus une semaine sur deux ensembles, mais tous les jours ensembles, nous avancions avec prudence mais surement, nous avions vécu chacun de notre côté, des chagrins d’amour, qui avaient laissé quelques cicatrices, que nous pensions pouvoir panser avec le temps, en les nourrissant de notre Amour.
Elle était mère d’une enfant de x ans à l’époque, qui avait partagé les chagrins d’amour et la souffrance d’une mère meurtrie par les Hommes, elle était en garde alternée une semaine sur deux, que je voyais pour la première fois, convenue avec sa mère chez elle, ce fut le deuxième cadeau que l’on m’offrait, j’avais l’honneur de la rencontrer pour la première fois, cela correspondait pour moi, à une nouvelle preuve d’engagement de sa mère, une assurance supplémentaire qu’elle ne voulait pas me tromper, une preuve de sincérité, qui m’a touché au plus profond de moi.

La vie à deux recommençait, avec ses tracas quotidiens et les aléas du couple comme chez tous les humains, surmontant quelques périodes de crises, plus ou moins régulières, mais qui débouchaient toujours vers la réconciliation.
Une chose tout de même m’interpellait par moments sur son comportement, elle manifestait des crises comme une Hystérique en furie, dont l’origine de la crise, était la plupart du temps insignifiante, tout devenait prétexte à la colère.
Je mettais ça sur le compte hormonal et menstruel, sans tenir un discours qui paraitrait misogyne, ou alors sur son caractère impulsif et fort d’une dominante.
Je n’y prêtais que peu d’attention, je mettais ça sur le compte de son vécu et avec ma patience légendaire, je me persuadais que je surmonterais tout ça et que mon optimisme me ferait déboucher sur quelque chose de très positif.
Le problème se posait de plus en plus régulièrement et de plus en plus fréquemment, cela sema le doute, mon esprit cartésien et rationnel, ainsi que mes fonctions médicales, me firent aller plus loin dans ma démarche, ses crises, je ne les comprenais plus ?
Elle m’accusait de tous ses maux et de tout ce qui se passait mal autour de nous, les scènes de violences verbales se manifestaient de manière quasi quotidienne, des scènes d’humiliation, de dévalorisation, de rabaissement, d’insultes verbales et parfois même physiques !

Après remise en question comme à chaque fois, en songeant à tous ses propos qu’elle tenait contre moi, je me remettais en question, en essayant de comprendre le pourquoi du comment ?
Et parfois je ne comprenais pas, même souvent, la description qu’elle faisait de moi, ne ressemblait pas du tout à ce que les gens pensaient de moi.
Je songeais à une forme de pathologie psychiatrique que l’on nomme Psychose Maniaco-Dépressive ou Bipolaire, mais quelque chose m’interpellait, son humeur est constante et non cyclique, cela ne pouvait pas du tout coller avec son comportement quotidien, qui ne se manifestait que lorsque nous nous retrouvions tous les deux, loin de tout public ou de tout témoin.
En public, toutes les personnes qui l’a connaissaient, la voyaient comme l’Amie que tout le monde rêverait d’avoir, loin d’éveiller le moindre petit soupçon sur son comportement.
Toutes les solutions que je lui proposais afin de trouver une réponse concrète et positive, qui pourraient améliorer notre couple, étaient toutes mises en échec, elle réussissait à se défiler ou alors à trouver une parade, et à chaque fois elle parvenait à me convaincre que le problème résidait en moi et que je devais faire des efforts pour changer.

Elle ne savait dialoguer que par mails ou par SMS, incapable de tenir un dialogue, le regard, yeux dans les yeux, comme me l’avait enseigné mes parents lorsque l’heure est grave et qu’il faut prendre des décisions sérieuses comme deux adultes.
Toutes les tentatives de dialogue finissaient de la même manière, par courtoisie, je la laissais toujours prendre la parole en premier afin d’écouter ses doléances, une fois qu’elle avait terminé lorsque je prenais la parole, dès qu’il s’agissait de quelque chose qui concernait son comportement ou son attitude quotidienne, ça se terminait toujours de la même façon, elle se mettait à crier plus fort que moi, elle n’entendait plus qu’elle, puis finissait par être grossière, insultante et au final me jetait au visage ce qui lui tombait sur la main….elle prenait son ordinateur portable et claquait les portes, fermait la porte de la chambre à double tour jusqu’au lendemain.

Je restais là, sans voix, dans le canapé avec une boule au ventre et la gorge serrée, désemparé et ne sachant plus quoi faire, une nuit d’insomnie passée à me remettre pour la nième fois en question à penser sur ce qu’elle m’avait dit.
Puis au matin, fraiche comme un gardon, elle se levait avec un grand sourire aux lèvres, m’embrassait et moi, totalement déstabilisé, je songeais, mais elle ne m’a pas du tout l’air d’être affectée par ses dires et sa violence de la veille ?
Je lui dis, mais enfin, tu as oublié cette scène de violence de la veille, j’en suis encore totalement bouleversé et chagriné, et je suis encore entrain de me poser des milliards de questions, je me remets encore et toujours en question ? Elle me rétorque comme à son habitude, nous ne sommes pas des enfants, nous n’allons pas nous faire la tête pendant des semaines et des semaines entières….une fois de plus, je ne comprenais plus son raisonnement.

Les choses ont totalement dégénéré depuis notre mariage, que j’ai fini par lui céder, parce-qu’elle maintenait que sa vie était n’importe quoi et que pour une fois dans sa vie, elle souhaitait faire les choses correctement, elle avait rencontré l’homme qu’elle avait recherché depuis longtemps, que sa fille est née d’un accident de parcours, elle n’était pas prévue au programme et que si je voulais un enfant d’elle, je n’avais pas d’autre solution que de l’épouser, sinon, il n’y aura jamais d’enfant…
Une fois de plus par amour, je cède à sa demande mais dans ma tête, le doute était de plus en plus présent concernant son comportement, son honnêteté et sa sincérité, alors je lui propose un accord, je me marie d’accord, mais alors ce sera avec un contrat de mariage pour me protéger et la protéger aussi.
Mais que m’avait-il pris de lui dire cette chose pour elle insensée ! Cela m’a valu une semaine à dormir sur le canapé où elle ne m’a pas du tout adressé la parole et elle m’ignorait totalement.
Comme d’habitude après chaque dispute qu’elle adorait entretenir au quotidien, je venais pour la nième fois vers elle, à deux doigts de la supplier à genoux d’arrêter cette querelle puérile qui n’avait aucun sens.
Puis comme toujours, elle éprouvait ce sentiment de supériorité où elle ne se gênait pas de me dire, n’oublies pas que c’est encore toi qui est venu vers moi, me supplier d’arrêter et ce n’est pas moi !!!
Dans ma tête, je songeais qu’un jour, je finirais par ne plus revenir vers elle, je commençais à en avoir marre d’être toujours désigné coupable de ses colères, que j’ai tort ou raison.

Elle était dans un déni le plus total, incapable de se remettre en question comme à chaque fois, elle détenait la voix de la raison, je devenais à ses yeux et elle ne se gênait par pour me le faire remarquer une « grosse Merde », dont la seule chose que je savais faire, était la Médecine, sorti de là, je ne valais rien….même avec les années, elle se permettait de donner des conseils médicaux et des conduites à tenir avec les gens de notre entourage.
Un jour, ironiquement, je lui ai dit que j’allais l’attaquer pour exercice illégal de la médecine et elle me répondit, que depuis qu’elle vivait avec moi, elle était devenue capable de porter un diagnostic et un traitement, ironie du sort, si j’avais su qu’il suffisait simplement de vivre avec un Médecin pour le devenir, je n’aurais jamais passé dix années de ma vie à étudier la médecine et j’en apprends encore et encore.
Un jour, je réussis à lui faire entendre raison, je lui proposais une autre solution, j’avais entendu parler que parfois dans un couple en crise, la psychothérapie de couple pouvait résoudre les problèmes, alors voilà que d’un commun accord, je luis propose de fixer un rendez-vous sur une semaine où mon planning était moins surchargé, elle l’accepte à mon grand étonnement.
Puis, je lui dis, ma chérie, je verrais la semaine prochaine, je peux caler un jour pour débuter la psychothérapie de couple, et là, elle me rétorque qu’elle n’en n’avait pas besoin, elle avait déjà fait un travail sur elle lors de la séparation avec le père de sa fille, par contre pour moi, il s’agissait d’autre chose, elle prétendait que toutes mes ex m’avaient totalement détruit et que le psychothérapeute allait exercer un long travail sur moi, j’étais vraiment le seul à en avoir besoin, cela me mis la puce à l’oreille, une fois de plus, elle avait réussi à se défiler…je compris qu’elle cachait quelque chose, une peur ou une crainte, que son plan finisse par être dévoilé au grand jour.

Notre train de vie devenait coutumier, elle qui m’humiliait au quotidien et moi, qui avais fini par construire ma carapace et me disant qu’elle ne réussira plus à me faire douter de ce que j’étais…
Les nouvelles raisons de sa colère étaient devenus que j’étais un fainéant, que je ne travaillais pas suffisamment et que par ma faute, nous ne ferons jamais notre voyage de noces, voila que je demandais à travailler plus pour pouvoir mettre de l’argent de côté, elle me reprochait que je travaillais trop et que nous ne passions pas assez de week-ends ensemble.
Je décidais de travailler moins, là, elle me reprochait que nous ne faisions pas assez de week-ends en amoureux, car nous ne possédions pas l’argent pour le faire.
Finalité, l’insatisfaite chronique, tout devenait prétexte aux reproches, j’en étais toujours le responsable.
Puis vint le jour où en date du mois d’aout 2013, nous réservions notre séjour pour dix jours aux Baléares dans un hôtel quatre étoiles en demi-pension, notre voyage de noces voyait enfin le jour et se concrétisait, juste avant, nous avions discuté des dispositions concernant son traitement et ses problèmes de santé, où j’étais tenu encore pour responsable, dont l’objectif était de mettre en route notre futur enfant pendant notre séjour, je pensais que cela pourrait mettre fin à sa colère et son comportement destructeur chronique.
Voila qu’en date du premier septembre 2013, comme elle avait l’habitude de le faire, juste avant que j’enchaine ma garde de 24 heures, elle m’envoi un SMS, où elle m’écrivait qu’elle n’avait pas dormi de la nuit, qu’il fallait qu’on ait un dialogue, je songeais, bizarre, elle qui ne veut jamais dialoguer, veut un dialogue, pourquoi pas, depuis le nombre de fois que je lui proposais et nous n’avions jamais réussi à en avoir.

Elle m’oblige à annuler notre séjour de noces, alors qu’elle me faisait des crises quotidiennes et cela était devenu son nouveau cheval de bataille pour justifier ses crises de colères hystériques et violentes, une fois de plus, je ne comprenais pas la raison.
Elle prétend qu’elle avait besoin de xx € pour réserver un billet d’avion et aller retrouver une vieille connaissance sur Paris.
Une fois de plus, je me suis senti humilié, comment peut-elle faire annuler le voyage de noces pour monter retrouver une vieille connaissance sur Paris, il était là, le respect qu’elle avait pour notre couple, pour moi.
Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, à compter de ce jour, je décidais que s’en était assez, je m’épuisais physiquement et moralement depuis quatre ans, pour la comprendre et trouver des solutions à notre couple.
Je me suis dit qu’il n’y avait plus rien à comprendre, il était temps que je me remette en question pour la nième fois, l’heure devenait grave et une décision sérieuse devait être prise après mûre réflexion.
Quinze jours ce sont écoulés depuis le xxx où elle ne m’adressait plus du tout la parole et elle m’ignorait totalement, j’attendais avec grande hâte et patience le dialogue qu’elle me proposait et qui ne venait toujours pas ?
Au soir du xxx et quinze jours à dormir sur le canapé, j’ai pris l’initiative d’ouvrir le dialogue, elle me rétorque qu’elle n’avait rien à me dire et que je devais voir avec sa sœur, qu’elle ne voulait pas parler avec moi.
En aparté, j’ai accepté sa sœur et hébergé pendant un an à la maison aux frais de la princesse, même je lui achetais ses cigarettes, elle était au chômage, vivait au RSA et venait de se séparer de sa copine qui vivait à xxx, jusqu’à ce qu’elle trouve du travail et qu’elle puisse se refaire.

Voila que notre « dialogue » comme d’habitude dégénère, je voulais comprendre la raison de l’annulation du voyage de noces et obtenir plus d’explications, elle monte comme d’habitude sur ses grands chevaux me traitant de tous les noms, la colère se décuple et elle monte comme une bête enragée dans la chambre de sa fille, 21 h 45, qu’elle tire du lit, en lui racontant, viens, nous partons de la maison, xxx nous met dehors.

Je lui dis que je ne cherchais que le dialogue, c’était fini comme d’habitude, elle n’entendait plus qu’elle, elle appelle sa sœur en prétendant que je les foutais dehors de chez moi, et qu’elles allaient dormir chez elle.
Je me retrouvais tout seul à la maison, triste, perdu et encore des questions du genre, pourquoi elle réagit comme ça ?
J’appelle un ami et je lui explique la situation, il me conseille de récupérer tous les papiers important de la maison ainsi que le livret de famille, car je lui confiais que je n’en pouvais plus de vivre cette situation désespérante depuis quatre ans, que j’allais faire ce qu’il fallait pour demander le divorce.
Et le temps s’écoule, elle dort à la maison quand je suis de garde ou alors elle passe de temps en temps récupérer des affaires, tout en restant chez sa sœur.
De temps en temps un SMS incendiaire où elle essai encore de me tenir pour responsable et totalement coupable, essayant de me toucher au plus profond de ma sensibilité comme elle avait l’habitude de le faire, mais je décidais que je couperais tout lien avec elle par tous les moyens qu’ils soient.

Le mois  s’écoule où de temps en temps elle passe, puisqu’elle possédait encore la clef du domicile conjugal, que je sois là ou pas, elle charge des affaires, récupère le chien  pour soi-disant le mettre en pension chez quelqu’un en date du xxx et quelques affaires de change, le temps que les choses se tassent…

Puis une date capitale, 8 jours plus tard, elle m’envoi un SMS où elle précise qu’elle vient chercher ses affaires pour la nième fois ? Je lui réponds qu’il n’y a aucun problème.
Elle charge ce que je considère comme étant son dernier voyage, ses quelques effets personnels et en partant, elle tient plus ou moins ces quelques propos, voila, j’ai fini de récupérer mes dernières affaires, regardes par toi-même ce que je viens de prendre, si tu dois les faire constater par huissier ou par avocat….comme d’habitude, je ne lui réponds pas, je maintiens ce que je voulais faire, couper tout lien avec elle sur tous les modes.
Une fois partie, je me dis, enfin, je vais pouvoir commencer à être serein et commencer à redormir bien, mais pas question, elle m’avait encore menti ! Le xxx , jour anniversaire de mon père alors que je suis au travail, elle m’envoi un SMS où elle mentionne qu’elle ne connait pas mon planning et donc, qu’elle passera en présence des gendarmes et d’un huissier vers 14 h 00 afin de récupérer ses meubles ou prétendus meubles et affaires ?

Je dois quitter mon travail en catastrophe, craignant le pire comme dit dans les SMS de sa sœur qu’elles me détruiraient le jour de « l’instant T », physiquement et moralement, je voyais déjà la maison saccagée, mes affaires découpées, brulées et vidée de tous les meubles qui l’intéressait…
La chance était avec moi, puisqu’une fois arrivé au domicile, il n’en était rien, elle n’était pas encore arrivée.
En présence de ma mère, elle arrive, tente de rentrer en criant dans la rue comme une furie devant les voisins, je veux savoir à qui est cette voiture !!! Celle de ma mère et non de ma supposée maitresse comme elle m’accusait souvent.
Ma mère désemparée assise sur le canapé, la peur au ventre et la crainte que par tant de cries, elle finisse par nous agresser physiquement, j’avais entravé la porte avec une chaise en attendant les gendarmes.
Elle fait venir les gendarmes entre temps, j’appelais mon avocat pour la tenir informée de la situation qui me conseille, bien au contraire que les gendarmes soient présents comme témoins.

Tout le monde réuni, Gendarmes, ma mère, mon ex-femme et moi, je leur explique la situation, la requête et la procédure de divorce, que sous conseil de mon avocat, elle ne pouvait prendre que ses affaires et effets personnels sans les meubles !!!
La voila qui tourne dans la maison et qui retourne, sans vraiment savoir quoi faire, je signale aux gendarmes que la veille, elle avait déjà pris ce que je considérais comme dernières affaires puisqu’elle l’a dit en partant, finalement, elle récupère sa free box, trois albums photos puis elle s’en va accompagnée par les gendarmes.
Je rappelle mon avocat qui me conseille de changer les serrures puisqu’avec certitude elle avait devant témoins récupéré ses affaires et domiciliait chez sa sœur…première vraie nuit de sommeil réparateur après presqu’un mois de pression morale et d’insomnie, mes serrures étaient enfin changées, plus de craintes et de menaces, je pouvais réellement me mettre à l’abri sans avoir la crainte qu’elle débarque sa sœur et elle à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, la Manipulatrice Pervers Narcissique en chef et son Lieutenant, le binôme, l’équipe destructrice morale.

Elle pensait réellement que je bluffais et que je n’avais pas engagé de procédure de divorce, elle l’a réalisé lorsqu’elle a reçu chez sa sœur, la requête et la saisie des juges des affaires familiales.
Et depuis, elle a tenté la stratégie d’isolement, auprès de ma famille, mes amis et mes collègues, du genre, mon mari est fou et dangereux, manipulateur, il me détruit, méfiez-vous car il est très fort !!!!
Sa stratégie a totalement marché auprès des simples d’esprit, mais pas sur mes vrais amis, ni sur ma famille et même sur certains de mes collègues.
Depuis, sa sœur et elle, donc, MPN en chef et son Lieutenant, tentent de me nuire et de me détruire par tous les moyens mis en leur possession par la voie légale ou totalement illégale, elles ne connaissent aucune limite dans leur démarche !!! Leurs Mensonges deviennent leurs Vérités, et elles en sont persuadées dur comme fer !!!
Puis les choses suivent leur cours, des personnes viennent à ma rencontre, les langues se délient puis j’apprends quelques uns des mensonges qu’elle avait raconté, elle disait qu’elle ne pourra plus jamais avoir d’enfants, car son accouchement s’était très mal déroulé et elle risquait de mettre sa vie en danger, alors qu’elle m’a fait croire que nous allions avoir un enfant après le mariage, qu’elle était atteinte d’un cancer de l’utérus stade III et qu’elle devait avoir de la chimiothérapie, que son père et son frère étaient morts, alors que je mailais avec son père et que je discutais avec son frère au téléphone à plusieurs reprises, ou alors je communiquais avec eux par l’Aude-là sans le savoir ? Je suis ironique, bien sûr qu’ils étaient toujours en vie tous les deux.
La vraie Manipulatrice Pervers Narcissique dans toute sa splendeur, un bon sujet d’étude de psychologie, comme décrite dans les livres qui traitent ce sujet.

Il était enfin temps que j’ouvre les yeux, car cette vie aurait continué encore des années jusqu’à ce qu’elle arrive à ma destruction finale en me poussant au suicide, et là, elle aurait pu raconter, je vous l’avais dit qu’il était fou, je n’ai jamais pu l’aider, voila il est mort et j’ai enfin gagné, la destruction de ma victime…je peux enfin tourner la page et détruire une autre victime dont elle sait toujours jauger et bien la choisir.
Actuellement, rapidement, elle s’est retranchée dans la position de Victime, effet miroir et inversion des rôles, je suis maintenant le Bourreau destructeur et elle, la pauvre Victime qui demande vengeance !!!
Si encore je méritais son courroux et si sa colère était justifiée, je me dirais, bon très bien, j’ai mérité ce qui m’arrive, je dois payer…mais ce n’est pas du tout le cas, elle me détruisait quand nous étions ensemble et même séparés, elle veut encore me détruire…La Vérité n’est jamais très loin, elle finit toujours par arriver au bon moment, une chose est certaine, la roue tourne et elle paiera le mal qu’elle a fait, même si elle est psychotique, cela n’est pas une excuse.

A l’heure où j’écris, notre histoire n’est pas encore terminée….à l’occasion, j’écrirais un livre et témoignage, afin de faire connaitre à autrui, qu’il existe autant de MPN Homme que Femme, la différence est, que les hommes osent moins souvent en parler…
Voila à ce jour ce qu’a été une partie de ma vie, j’espère pouvoir m’en sortir vivant…et que justice soit faite réellement.
Le côté positif de la chose, est que j’avais enfin ouvert les yeux et je détenais la réponse à mes questions maintes fois posées, cette pathologie reste totalement incurable et la seule thérapie salvatrice est celle de fuir loin de tout contrôle de son Bourreau, chose faite, mais les Juges trancheront dans cette affaire, afin que je puisse enfin tourner la page de cette partie sombre de ma Vie.
Je tenais à remercier mes vrais ami(e)s, ma famille et mes collègues, du soutien qu’ils m’apportent quotidiennement, cela me change des crises hystériques de celle qui deviendra mon ex-femme et qui restera définitivement rayée de mon passé.

VIVRE DANS LA PEUR, C’EST ENCORE VIVRE SOUS EMPRISE

Victime pendant 10 ans d’un PN, voilà 4 ans que je me bats et que je suis harcelée par des procédures dénigrantes,des intimidations, des actes délictuels en tout genre, agressions, vandalisme, menaces de mort,piratage en tous genres…
Mais je refuse de renoncer.Leurs actes vous condamnent à restreindre votre liberté, de sorte que vous ne puissiez jamais prendre le recul suffisant pour comprendre que ce n’est pas de VOTRE faute . Mais moi je me bats tous les jours pur ne pas vivre dans la peur. Je dénonce, dépose plainte, et même si je suis déboutée parce que tout le monde s’en fout, je vis le plus normalement possible.

Parce que vivre dans la peur, c’est encore vivre sous son emprise, encore le laisser restreindre votre champs de liberté et vous condamner à une mort psychique. Alors, je parle,j’éveille les consciences, je n’ai pas peur de dénoncer, parce que je souhaite que personne n’ait à vivre ce que je vis. Je sais tellement ce que c’est de ne pas se sentir libre, de mourir chaque jour davantage, de perdre son identité, ses valeurs, la confiance en soi, et surtout l’estime de soi, que maintenant que je me suis retrouvée et je sais que je suis une chouette nana, j’aime la vie plus que tout, je connait la valeur de la vie et la liberté et je suis la fille la plus heureuse même si je traverse les pires épreuves.

Mais pour être entendue , il faut que les témoins témoignent et dénoncent. ce sont eux qui ont le pouvoir de vous sauver de ces psychopathes mais ils ont peur pour des raisons diverses ( peur de représailles, conflit de loyauté, …)et leurs silences nous condamnent à nous sentir une deuxième fois victime sans jamais être reconnue comme telle.on se sent bien seule, aussi entourée soit on . Le soutien c’est bien les actes c’est mieux.

Aujourd’hui, le PN touche à mes filles qui sont aussi les siennes, par de l’aliénation parentale d’abord et maintenant des actes criminels et je me bats toujours seule. mais je dis « merde  » à tous ceux qui se taisent et nous regarde nous noyer dans indifférence . les violences tuent, le silence et l’indifférence aussi

ET PUIS ENFIN… VIVRE.

J’ai retiré mon fils des mains de notre bourreau… Un peu trop tard hélas car je n’ai pas su le préserver des coups reçus, mais il n’y en aura plus, plus jamais.
Mon fils est autiste… et c’est ce qui semble l’avoir protégé d’après les psys qui le suivent aujourd’hui et peut-être même ce qui aurait sauvé toute la famille (ses frères et sœurs et moi-même) car son père n’a jamais réussi à le manipuler et cet enfant autiste nous a permis de résister à l’enfermement, à la séquestration car il nous a fallu faire appel à l’extérieur et présenter aux « professionnel » notre aptitude à nous en occuper.
Il y a encore quelques jours, mon fils en pleine crise d’angoisse me disait : « et si un jour je ressemblais à papa » ?
Je lui ai assuré que non, qu’il était gentil, attentif aux autres et bon au fond de lui.
Et hier, enfin, pour la toute première fois, mon fils de 10 ans m’a dit : maman, je suis heureux d’être qui je suis.
Une grande victoire pour moi, à la fois sur l’autisme qui est source de grande angoisse pour lui, mais aussi sur le travail insidieux et violent que son père a exercé sur lui durant toutes ces années.
Il y a une issue !! On peut en sortir, en guérir.
Et puis enfin… vivre.

ON ME DIT QUE J’AI CHANGÉ, QU’ON NE ME VOIT PLUS

Il voulait tout savoir de ma vie. Je lui ai tout dit. Chaque minute, chaque seconde était contrôlée, et si je ne répondais pas, c’était un flot de sms qui me tombait dessus. « Sale pute, tu t’en fous et moi je passe mon temps à chialer, t’es qu’une merde, ta fille et toi vous êtes des merdes, tu penses qu’à baiser, t’es une salope, tu t’en fiches que je sois triste… ».
J’ai essayé de discuter, je ne trouvais plus les mots. Je n’arrive plus à respirer, j’étouffe, je m’isole. Je n’ai plus les mots pour parler. On me dit de fuir… mais chaque fois que je le quitte je finis par revenir vers lui. Après, c’est le calme, et je pleure en disant que ce serait si bien, tellement mieux, si c’était chaque jour ainsi.
J’ai fini par m’emporter, j’étais hystérique, mais ce n’était pas moi. J’étais à bout, je n’en pouvais plus.

On me dit que j’ai changé, qu’on ne me voit plus. Pour voir mes amis, il faut que je cache la vérité. Sinon il me dit que je vais à l’hôtel, que je suis une traînée.

Je n’arrête pas de pleurer.
Tout ce que je lui ai dit, il le retourne contre moi.

Je n’en peux plus.

UN ÂPRE COMBAT

Chasser la honte et la culpabilité, voilà un âpre combat, ardu à mener, tant notre voix intérieure, résonne étrangement lorsque le silence de la personne toxique se fait autour de soi… parce que l’on a réussi à fuir. Etrange, j’ai dit étrange ? Sans plus rien pour briser nos soliloques, outre la colère, et parfois la rage, envers soi, envers cet autre, il faut retisser la trame des courants de pensées que nous avions avant. Souvent submergée par une mémoire émotionnelle qui s’ouvre, chaque souvenir est un tsunami qui s’écrase sur notre âme. Il est long, ce temps pendant lequel ces vagues « scélérates » d’émotions vous ballotent comme un bouchon, sans vous permettre de pouvoir organiser une pensée… le début d’une réponse est une île, dans l’oeil du cyclone, pour avoir (enfin) un pied posé. Mais oui, chasser la honte et la culpabilité avant tout…

ET PUIS UN JOUR LES SERVICES SOCIAUX INTERVIENNENT…

Celle d’une maman qui laissait trainer une môme de 13 ans en plein centre ville tard le soir. Cette môme apprend les règles de la rue, la violence, la drogue, la mauvaise influence.
Les parents étant séparés (vous l’avez compris), la môme va moins chez son père (qui lui, est à la campagne), parce qu’il n’est pas d’accord pour la laisser sortir.  Elle rejette même sa soeur qui elle est toujours en garde alternée, une semaine sur deux (sans décision de justice).
Seulement un jour, ça se gâte : un abruti inscrit une des filles (11 ans) sur un célèbre site de rencontres, l’autre retrouve ses photos partout sur internet, leurs messageries piratées. Cela se passe sur l’ordinateur du père qui a été piraté.
Du coup la môme ne va plus chez son père : ça craint ! La môme sèche les cours et ne reconnait plus aucune autorité ou plutôt, fuit toute autorité.

Et puis un jour les services sociaux interviennent. La môme qui est devenue hyper violente avec sa mère est placée.
Parallèlement, la maman demande la garde presque complète des filles et l’obtient : chez le père, il se passe de drôles de choses depuis le piratage, des appels anonymes par exemple. Et puis le père n’habite pas à côté des copines.
Parlez moi de services sociaux, parlez moi de toxique, parlez moi de justice…
Mais vous savez quoi ? je suis confiant. Parce que j’ai confiance dans mes filles. Parce que malgré l’ambiance, elles savent tout, elles savent qui, et elles savent pourquoi.
Quand on prend les mômes pour cible, des mômes qui n’ont rien demandé à personne, il ne faut pas s’attendre à une médaille et surtout, ça en dit long sur le personnage et son jeu de dominos.